Le 10 janvier 2010, la déléguée régionale de Franche-Comté reçoit un appel d’une bénévole des chats libres de Besançon sur les conseils de la SPA locale pour une jument couchée dans la glace, dans un état de maigreur extrême, que les propriétaires veulent euthanasier avant leur départ au ski.
Le vétérinaire appelé pour effectuer la besogne, refuse.
Avec une volonté de fer, la jument – Quintescence – parvient à se relever, elle est conduite par la bénévole Joëlle et le vétérinaire dans un abri de pré.
Là, la jument se recouche.
La bénévole s’est rendue sur place trois fois dans la journée pour nourrir et abreuver Quintescence. L’avis du vétérinaire est demandé : la jument peut-elle être sauvée ou faut-il la soulager définitivement de ses douleurs ?
Les membres de Galop Pour La Vie sont aussi consultés, essayer de sauver Quintescence aura un coût – que les propriétaires refusent – et l’issue est plus qu’incertaine.
Les membres sont unanimes il faut essayer, se battre, espérer mais sans que la jument ne souffre.
Le vétérinaire lui donne alors de quoi soulager son arthrose, et des vitamines, les bénévoles se relaient pendant deux jours pour lui donner à boire, à manger, la câliner.
Mardi 12 janvier 2010, Quintescence se relève, sous le regard ému du vétérinaire et des bénévoles.
S’engage alors, un défi de taille. Il faut mettre la jument à l’abri pour pouvoir la requinquer. Les propriétaires acceptent de céder la jument à Galop Pour La Vie, trop heureux de se débarrasser enfin du fardeau. Les propriétaires de l’abri de pré demandent à ce que la jument s’en aille. Un couple très généreux propose de mettre à disposition de la jument leur vieille ferme située à quelques pas, l’endroit n’est malheureusement pas adapté, et la jument trop faible pour être déplacée beaucoup plus loin.
La seule solution envisageable pour la jument est une ferme équestre. Les frais de pension sont pris conjointement en charge par l’association Galop Pour La Vie, l’association des Chevaux de Colombey et la SPA de Besançon.
Galop Pour La Vie cherche des parrains, marraines pour aider à la prise en charge financière de la jument, et remercie toutes les personnes qui par leur temps, dévouement et dons permettent à Quintescence de connaître enfin l’amour.
Cette triste histoire montre à quel point l’homme peut être cruel et sans pitié.


