Tag: jument

Mercredi, février 3rd, 2010

Galop Pour La Vie – Quintescence ou l’histoire d’une miraculée

Le 10 janvier 2010, la déléguée régionale de Franche-Comté reçoit un appel d’une bénévole des chats libres de Besançon sur les conseils de la SPA locale pour une jument couchée dans la glace, dans un état de maigreur extrême, que les propriétaires veulent euthanasier avant leur départ au ski.

Le vétérinaire appelé pour effectuer la besogne, refuse.

Avec une volonté de fer, la jument  – Quintescence – parvient à se relever, elle est conduite par la bénévole Joëlle et le vétérinaire dans un abri de pré.

Là, la jument se recouche.

La bénévole s’est rendue sur place trois fois dans la journée pour nourrir et abreuver Quintescence. L’avis du vétérinaire est demandé : la jument peut-elle être sauvée ou faut-il la soulager définitivement de ses douleurs ?

Les membres de Galop Pour La Vie sont aussi consultés, essayer de sauver Quintescence aura un coût – que les propriétaires refusent – et l’issue est plus qu’incertaine.

Les membres sont unanimes il faut essayer, se battre, espérer mais sans que la jument ne souffre.

Le vétérinaire lui donne alors de quoi soulager son arthrose, et des vitamines, les bénévoles se relaient pendant deux jours pour lui donner à boire, à manger, la câliner.

Mardi 12 janvier 2010, Quintescence se relève, sous le regard ému du vétérinaire et des bénévoles.

S’engage alors, un défi de taille. Il faut mettre la jument à l’abri pour pouvoir la requinquer. Les propriétaires acceptent de céder la jument à Galop Pour La Vie, trop heureux de se débarrasser enfin du fardeau. Les propriétaires de l’abri de pré demandent à ce que la jument s’en aille. Un couple très généreux propose de mettre à disposition de la jument leur vieille ferme située à quelques pas, l’endroit n’est malheureusement pas adapté, et la jument trop faible pour être déplacée beaucoup plus loin.

La seule solution envisageable pour la jument est une ferme équestre. Les frais de pension sont pris conjointement en charge par l’association Galop Pour La Vie, l’association des Chevaux de Colombey  et la SPA de Besançon.

Galop Pour La Vie cherche des parrains, marraines pour aider à la prise en charge financière de la jument, et remercie toutes les personnes qui par leur temps, dévouement et dons permettent à Quintescence de connaître enfin l’amour.

Cette triste histoire montre à quel point l’homme peut être cruel et sans pitié.


Jusqu’à 70% de réduction sur Wanimo !

Tags: , ,

Dimanche, janvier 17th, 2010

Interview de Pauline V

Bonjour Pauline ! Pourrais-tu présenter en quelques lignes ton parcours équestre ?

Bonjour Cheval Actu, j’ai commencé à monter à poney à l’âge de 7 ans. Cela faisait déjà quelques temps que je voulais tenter. Je suis tout d’abord montée en centre équestre « classique » mais qui a dû déménager pour s’agrandir. Je suis donc partie dans un centre équestre Militaire (SHN) de Lille où j’ai vraiment appris plus que monter. J’ai participé activement à la vie du club, je paillais les box pendant les vacances et week end, m’occupais des chevaux nourrir, sortir, soins pharmaceutiques…

On m’a ensuite confié une demoiselle trisomique pendant 2 ans ainsi qu’aider à encadrer des groupe d’handicapés ; visuel, sourd, moteur et des débutant dont je faisans les cours sous la surveillance d’un moniteur.

J’ai passé mon galop 7 et pu ensuite participer à des concours de dressage. Je suivais les cavaliers du club en CSO tous les week end même si je ne montais pas je groomais.

A la fermeture du centre, j’ai suivi mon moniteur dans un club où j’ai monté des chevaux bien différents ; difficiles, à débourrer.
J’ai ensuite arrêté pendant un an à cause de mes études mais trop dur de se passer des chevaux. Mon meilleur ami m’a trouvé un loulou qui devait aller en pré retraite d’un club et l’a hébergé dans l’oise avant que je puisse le remonter dans le nord.

Maintenant, j’ai 23 ans et je vais entamer une formation professionnelle d’éducation du cheval (à Rec Farm) en janvier pour en faire mon métier.


Quelle discipline pratiques-tu ? Participes-tu à des compétitions ?

Je ne suis pas fermée à une discipline seule, toutefois je préfère le dressage, mais j’ai fais du trec, rando… Les barres c’est pas mon fort mais bon de temps en temps… Je continue à faire des concours de dressage.

Que représente l’équitation pour toi ?

Tout, c’est une passion mais c’est aussi cela qui m’a permis de m’évader et de me responsabiliser. J’ai un gros handicap visuel de naissance que l’on ne peut pas améliorer. Grace au cheval, j’ai appris à me dépasser. En concours, je ne vois pas les lettre mais je compte les « carrés » blancs pour me faire des repères. Le handicap n’est pas insurmontable mais il faut bien s’entourer de gens qui veulent vous aider et s’investir personnellement. Mais tout est plus facile quand on aime !!

Aimerais-tu en faire ton métier ? Pourquoi ?

Oui j’ai la ferme intention de faire un métier dans le milieu du cheval. J’ai envie de pouvoir aider les chevaux à comprendre ce que l’homme attend de lui sans violence après tout ce que j’ai vu. Les gens ont tendance à utiliser la force alors qu’il suffit d’expliquer au cheval ce que l’on veut qu’il fasse. Travailler dans ce que l’on aime est très enrichissant et on y met plus de cœur.


Tes amis/ta famille partagent-ils ta passion ?

Ma sœur montais avec moi avant mais elle a arrêté. Ma maman ne s’est pas vraiment occupée de ma passion avant que je veuille en faire mon métier. Elle est venue avec moi et à complètement adhérer à la méthode. Mon papa m’a toujours soutenu là dedans, il m’accompagnais au club, filmait mes passages de galops…

Mon conjoint, a été « converti » car je lui ai fait découvrir cet animal. Il est maintenant photographe équin et je l’accompagne sur les concours pour mon plus grand bonheur. Mes amis sont pour la plupart dans le milieu équestre

As-tu déjà eu des frayeurs à cheval ? As-tu réussi à les vaincre ?

Oui, quelques fois mais une fois je sautais avec une jument que je n’arrivais pas bien à accompagner en saut. J’ai mal préparé ma courbe et suis tombée : entorse du genou. J’ai eu beaucoup de mal à resauter après mais on m’a associé avec un autre cheval et j’ai repris confiance en moi. J’ai d’ailleurs fait par la suite des parcours (à la maison) dont je ne me serais jamais cru capable.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Le jour ou je suis allée chercher mon cheval et que je me suis rendu compte qu’il m’appartenais vraiment !! C’est une très grosse responsabilité et il faut se rendre compte que c’est beaucoup de temps et d’argent.

Si un jour tu achetais un cheval, comment serait-il ?

Je n’ai pas vraiment cherché à choisir, il est venu à moi. J’ai eu un coup de cœur. C’est un Selle Français qui avait 14 ans à l’époque, atteint d’une leptospirose et a perdu son œil gauche. Dans mes rêves ça serait un Espagnol ou un Frison.

Quel est ton de rêve de cavalière ?

Pouvoir vivre de ma passion en réussissant à rééduquer et débourrer des chevaux. J’aimerais aussi avoir mes chevaux chez moi pour pouvoir profiter au mieux d’eux au quotidien et de créer un centre de rééducation ; ne pouvant pas conduire du fait de mon handicap visuel.

Tags: , , , , , , , ,