Bonjour Pauline ! Pourrais-tu présenter en quelques lignes ton parcours équestre ?
J’ai commencé l’équitation classique assez jeune, vers mes cinq ans. Je me suis tournée vers la voltige équestre deux ans plus tard. En 2001, j’ai participé aux Championnats de France, à Lamotte Beuvron, en « Amateur Jeune Equipe ». Nous avons fini second. J’ai alors arrêté les disciplines équestres jusqu’en 2005, où j’ai pris des cours en club. L’été, et depuis 4 ans, je fais de la randonnée équestre dans les Pyrénées, avec Quidad, un jeune cheval isabelle de six ans, que j’étais censée acheter. Malheureusement, des problèmes ont fait que je n’ai pas pu.
Quelle discipline pratiques-tu ? Participes-tu à des compétitions ?
Je pratique le saut d’obstacle et le dressage en club. Chaque été, je pars pendant plusieurs jours faire de la randonnée. Je ne participe à aucune compétition, car mon club n’en propose que très peu ; ce qui fait que je songe à en changer.
Que représente l’équitation pour toi ?
Pour moi, l’équitation, est un échappatoire : ce sport me permet d’oublier les problèmes de la vie quotidienne. Le saut et le dressage permettent de se surpasser, d’atteindre des objectifs, alors que la randonnée procure des moments privilégiés avec le cheval, ainsi que la découverte de nouveaux paysages. J’aime également tout ce qu’il y a à côté : pansage, travail à pied, longe…
Grâce à l’équitation, on peut créer des relations homme/animal vraiment passionnées, magiques, et je pense que c’est ce qui fait de l’équitation un sport si unique.

Aimerais-tu en faire ton métier ? Pourquoi ?
Actuellement, j’hésite entre faire vétérinaire équin/canin, donc un bac S, ou partir dans une filière professionnelle, spécialisation équine. Depuis que je suis petite, j’adore les animaux, et j’aurais vraiment aimé être vétérinaire, seulement, j’ai changé de collège l’année dernière, et celui-ci à un niveau beaucoup plus élevé que mon précédent. Suite à ça, j’ai redoublé mon année de troisième, année relativement facile cependant. Et on m’a appris que pas mal de concours n’acceptaient les étudiants ayant redoublé. Malgré ça, mes résultats dans les matières littéraires sont plutôt bons, un troisième métier me tente donc : journaliste équestre.
Tes amis/ta famille partagent-ils ta passion ?
Je n’ai pas énormément d’amis qui soient passionnés par les chevaux, et ceux qui le sont n’habitent pas très près. Dans ma famille, seul mon père aime les chevaux, et beaucoup de ses amis sont dans le monde équestre (éleveurs, vétérinaires…).
Mon père n’a pas énormément de temps pour monter, donc il fait parfois des randonnées. Mais ce que j’apprécie, c’est qu’il comprenne ma passion. Je pense que c’est essentiel d’avoir des proches qui vous soutiennent, et avec qui on peut parler. C’est d’ailleurs lui qui m’a fait découvrir la randonnée, et à chaque fois que je vais à la montagne, il s’arrange pour que je monte le plus possible.

As-tu déjà eu des frayeurs à cheval ? As-tu réussi à les vaincre ?
Ma plus grande frayeur a toujours été le saut d’obstacles. L’appréhension à l’abord des barres : « Est-ce que le cheval va sauter ? », « Va-t-il faire un refus ? », « Vais-je tomber ? » . Toutes ces questions que je me pose avant le saut. Il y a deux ans, j’ai tout repris à zéro, j’ai recommencé les exercices de bases, refais des barres au sol, des petits croisillons… Depuis, ça va un peu mieux, mais la peur est toujours là, surtout si je n’ai pas l’habitude, si je ne connais pas le cheval.
Quel est ton meilleur souvenir ?
Mon meilleur souvenir a été avec Quidad, « mon » poney. C’était cet été, pendant une randonnée de quatre jours. Nous étions dans un immense champ, et nous nous apprêtions à partie au galop, et là, Quidad à démarrer comme jamais, il a doublé la plupart des chevaux, je ne sentais même plus ses membres toucher le sol ! C’était juste incroyable !
Bien sûr, j’ai également le souvenir de la remise des prix du Championnat de France, en 2001, mais il n’est pas aussi intense.
Si un jour tu achetais un cheval, comment serait-il ?
J’aimerais Quidad, bien sûr, mais je pense que ça n’est plus possible, à présent… Je voudrais donc, soit un poney D isabelle, soit un cheval de sang (Anglo-Arabe…) d’une robe foncée. Je voudrais qu’il soit polyvalent, qu’il aime apprendre, qu’il soit joueur et affectueux… Mais qu’il est du caractère !

Quel est ton de rêve de cavalière ?
Je répondrais comme la majorité des cavaliers : posséder un cheval ! Car cela permet d’établir une vraie relation, et de se perfectionner. J’aimerais beaucoup travailler à pied, ainsi que faire de l’éthologie.
De plus, on peut se rendre compte du travail accompli, des progrès faits, au fur et à mesure du temps passé. On peut se fixer plus d’objectifs qu’avec un cheval de club qu’on ne voit qu’une à deux fois par semaine…
